Sculpture

La sculpture sur pierre

L’opération commence bien entendu par le choix d’un bloc de pierre approprié à l’oeuvre envisagée. Celui-ci est d’abord dégrossi au ciseau (broche, gradine, ciseau proprement dit) et à la massette. Ce travail combine une forte dépense d’énergie et, déjà, une approche toute en délicate souplesse. La finition, elle, s’effectue patiemment au ciseau plat, guidé par la vision d’ensemble que l’artiste a de son projet. “Brusquer” la pierre la ferait résister. Intervient enfin le polissage, à l’aide d’une ponceuse électrique et de pierres à polir synthétiques. Pour des effets de brillance, il existe des papiers à polir.

La sculpture métallique

Art typique de l’esprit du XXe siècle, il consiste à assembler, habituellement par soudure au chalumeau, des pièces en métal (acier, cuivre, autres), soit façonnées par l’artiste lui-même soit récupérées. Dans ce dernier cas, il peut s’agir d’objets intacts ou transformés, voire de rebuts.

Art du feu par excellence, cette démarche déforme souvent les pièces constitutives de l’oeuvre en les assemblant. En fonction de l’expérience présidant à la démarche, il se crée ainsi des tensions extrêmement expressives dans le métal, passionnantes pour l’artiste en plein travail et plus tard pour son public.

Sculpture en résine

Avec divers autres matériaux issus des industries chimiques contemporaines, les résines de polyester et les polymères se sont imposés dans les secteurs aéronautique et nautique puis dans l’automobile, l’habitat et même la médecine. Leur usage en art contemporain en a fait découvrir des vertus insoupçonnées.

Line Bonnef réalise par exemple ses oeuvres à partir d’une armature métallique à laquelle elle donne la forme voulue et sur laquelle elle fixe ensuite un tissu de verre et de résine polyester, coloré et formé selon sa vision. Leurs matériaux constitutifs rendent ses sculptures particulièrement légères, avantage évident dans le cas d’œuvres monumentales.